Romain Berrou, chaire Finagri

Doctorant à l’IAE Paris Sorbonne Business School - Chaire FINAGRI

Thèse : comprendre la différence de comportement sur les marchés entre les produits financiers verts et les produits financiers traditionnels


Ecole de commerce post-bac IESEG suivi d'un un Master à l’ESCP en Management associés à  des cours spécialisés en finance.

Témoignage de Romain Berrou

Quel est votre parcours et comment le qualifiez-vous, plutôt universitaire, ou en relation avec le monde de l'entreprise ?

J’ai un parcours un peu un peu particulier en commençant d’abord par une école de commerce post-bac IESEG à Paris, qui m’a permis de découvrir tous les secteurs de l’entreprise. J’ai fait ensuite une année de césure en Chine et en Colombie où j’ai travaillé pour deux startups, une sur la nourriture Bio et la seconde sur la construction écologique.

C’était enrichissant de découvrir des entreprises ayant un objectif extra-financier. Ensuite, j’ai poursuivi mon cursus avec un Master à l’ESCP en Management en suivant également des cours spécialisés en finance. C’est dans ce cadre, que j’ai été amené à mener un travail de recherche sur l’Impact Investing, dont l’objet est de se concentrer sur des fonds d’investissement spécialisés dans des projets ayant un impact extra-financier.

Lors de ce trimestre, j’ai eu l’occasion d’interviewer une trentaine de professionnels en France en Europe et même dans le monde travaillant également sur ces problématiques. C’est également à cette occasion que j’ai rencontré le professeur Philippe Dessertine avec lequel je réalise mon doctorat aujourd’hui.

 

Quel est le sujet de votre thèse et quoi elle s’intègre dans la stratégie de l'entreprise qui vous emploie aujourd’hui en CDD?

J’ai rejoint la Chaire Finagri de l’IAE en 2016. Le thème général consiste à comprendre la différence de comportement sur les marchés entre les produits financiers verts et les produits financiers traditionnels.

Le principe de la chaire de recherche est de permettre la rencontre entre les coopératives agricoles, comme avec Invivo, premier groupe coopératif agricole français, l’INRA, l’Institut National de Recherche Agronomique ou encore la coopérative Avril d’une part, et les acteurs financiers, comme par exemple les assureurs, d’autre part,

Après une première phase où nous nous sommes concentrés sur des partenaires dans l’agriculture, nous aborderons à une deuxième phase avec des acteurs plus financiers dans les mois à venir, de manière à analyser comment la capacité des capitaux pour financer une agriculture responsable.

Il y a aussi une dimension technique et innovante, car je suis amené au quotidien à travailler avec des outils de Data Science et de Machine Learning. Cette nouvelle approche est rendue possible dans le cadre de l’école doctorale, grâce à laquelle nous accédons à de grosses bases de données financières comme Bloomberg, Datastream…Nous avons ainsi pour objectif de les croiser avec des données de l’agriculture afin d’en déterminer les relations économiques.

 

Pouvez-nous expliquer ce qu'est Startup de Territoire et son importance pour vos travaux de recherche ?

L’IAE m’a offert l’opportunité de réaliser des conférences et interventions sur la finance responsable : en quoi la finance verte va-t-elle changer le business model des banques, des entreprises et sa mise en perspective d’un contexte international avec l’Onu par exemple.

La chaire m’a également apporté des occasions assez exceptionnelles, comme celle de rencontrer la Banque Européenne d’investissement, où à Bordeaux d’échanger avec la région pour comprendre en quoi la finance responsable commençait à intéresser les professionnels et offrait des possibilités de mise en application. A terme, l’application concrète des résultats de ma thèse va certainement m’amener à contacter la liste alumnis et plus généralement le réseau de l’IAE.

img-profil

Camille Henrion, Clus’Ter Jura

Doctorante à l’IAE Paris Sorbonne Business School

img-profil

Christophe Sabet

Responsable Financement et Partenariats R&D

keyboard_arrow_up